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Candiz (Origines)

Marie-Lo
Candiz (Origines)

Bonjour, moi, c'est Candice ! J'ai 10 ans, je vais essayer de raconter mon histoire. Je me souviens, je devais avoir 7 ans. Mon papa était très méchant, et ma maman aussi. Et ma tata et ma sœur et mon frère aussi, ils étaient très méchants ! La seule personne de gentille, c'est PaperCut, je l'ai rencontrée quand les monsieurs policiers m'ont poursuivis. Je sais pas pourquoi, d'ailleurs ! J'ai rien fait de mal ! Ils croient que tout est de ma faute, mais je n'ai rien fait ! Je me suis juste défendue de mon méchant papa qui voulait me faire des trucs bizarres. Mais je m'éloigne… Voilà mon histoire.

C'était en septembre, je rentrait chez moi après avoir passé la journée dans ma nouvelle école. Les élèves sont tous bizarres, là-bas ! Ils disent que c'est moi qui suit bizarre, juste parce que je dessine sur mon cahier… Eux aussi, ils dessinent sur leurs cahiers, alors pourquoi c'est moi qui suit bizarre ?! Ils disent que ce que je dessine, c'est bizarre, que je suis bizarre, que ma famille est bizarre… J'aime pas ce mot, ''Bizarre'', il me fait peur ! Eux, ils dessinent des ballons, moi, je dessine des gens morts… Et alors ? C'est mon cahier, je fais ce que je veux, d'abord !
Bref, je rentrais chez moi, je posais mon sac dans l'entrée, sous le porte-manteau, et j’enlevai mes chaussures. Ma maman viens me voir et me donne une claque. Je pleure. Pourquoi elle me frappe ? J'ai rien fait ! Elle dit que c'est moi qui ai cassé son miroir, ce matin, mais c'est pas ma faute, il y avait une vilaine bête dessus, j'ai voulu la tuer en lui donnant un coup avec un des bâtons qui dépassaient du club de golf de papa ! Papa est arrivé juste après, et m'a frappé avec la batte de golf que j'avais dans les mains.
Ensuite, Baptiste et Anaïs, mon frère et ma sœur, sont arrivés et se sont moqués de moi. Eux aussi, ils disent que je suis bizarre, parce que dès que je vois un insecte ou un animal, j'ai envie de le tuer… J'aime bien tuer des animaux… Mais les humains, c'est des animaux ? Ça doit être chouette d'en tuer un.. J'aimerai bien essayer, juste une fois. Juste pour voir quelle sensation ça donne… J'aimerai bien en attraper un, et le torturer, comme je fais avec les mouches et les fourmis.
Ma maman m'a redonné une claque, m'a envoyée dans ma chambre et m'a privée de dîner. C'est pas grave, j'ai pas faim, et comme ça, je pourrais dessiner tranquillement. Elle m'a aussi dit que si je sortais de ma chambre, ce sera la fessée. C'est peut être pour ça que Baptiste et Anaïs n'arrêtent pas de me demander d'aller venir jouer dans leur chambre. Ils sont méchants, ils aiment que je me fasse frapper, ça les amuses ! Un jour, ce sera moi qui les frapperais, et là, ils auront très mal ! Je les tuerais, comme des fourmis ! De toute façon, ils ne valent pas mieux !
Je pris un cahier, et commença à dessiner ma famille morte, avec moi au milieu, avec leur sang sur mes mains ! J'aimerais tant les tuer, mais pour ça, il me fallait un plan. Un plan bien sadique, parce qu'ils méritent de souffrir ! Pendant tout ce temps, c'est moi qui avais mal, maintenant, ce seront eux qui me supplierons d'arrêter ! Je commençais à écrire un plan. D'abord, aller chercher le couteau à viande qui est dans la cuisine. Ensuite, tuer mon frère, parce qu'il est faible, puis ma tante, ma mère, mon père, et pour finir, ma sœur. J'avais envie qu'elle assiste à la scène… J'avais envie qu'elle me voit tuer tout ceux qu'elle aime !
Je colla mon oreille à la porte, pour voir si quelqu'un était dans le couloir. Comme je n'entendis personne, j'entrouvris la porte et m'engagea dans le couloir sur la pointe des pieds. Je crût entendre quelqu'un monter les escaliers, je me cacha sous la table et attendit. Mon frère arrivait. J'allais enfin pouvoir mettre mon plan a éxecution ! Mais… Je n'ai pas de couteau, comment de vais faire ? … Je sais ! Je vais l'étrangler avec le cordon de mon jogging !
J’enlevai le lien et me glissa derrière lui. Il se dirigeait vers ma chambre et y entra. Je le suivit à l'intérieur. Il m'appelait. C'est à ce moment-là que je décida de passer à l'acte ! Je verrouilla la porte à clef. Il se retourna à cause du bruit, mais c'était trop tard ! Je lui sauta dessus et le fit tomber par terre. Je l'immobilisa et lui lui enroula le lien autour de son cou et tira de toutes mes forces. Il criait et se débattait en vain. Ses forces l'abandonnèrent progressivement, et il ne devint rapidement plus qu'un corps inerte, jonchant le sol de ma chambre, comme un jouet cassé.
La sensation que sa mort m'avait procuré était inoubliable. C'était comme si on avait mélangé toutes mes émotions d'un coup, mais la seule qui restait après fut une joie. Une joie immense. Je savais maintenant de quoi j'étais capable. J'étais capable de tuer, juste pour le plaisir de voir l'autre souffrir. J’avançais vers l'escalier et tendis l'oreille. J'entendais les adultes sur la terrasse, dehors. Parfait, j'allais pouvoir aller chercher le couteau tranquillement !
Je descendit les escaliers tranquillement et alla vers la cuisine. Je poussa la porte, et tomba nez-à-nez avec ma mère qui était en train de faire du caramel. Elle me vit et me criait dessus tellement fort que les autres grands n'allaient pas tarder à arriver. Quelle ordure, elle va tout faire rater ! Je lui donna un coup de boule dans le ventre pour lui couper son souffle et la faire taire. Elle tomba par terre, sonnée. Je fonça vers le tiroir où se trouvait le précieux couteau à viande.
Je l'ouvrit et fouilla dedans pour trouver ce qui fera ma liberté, lorsque deux mains m'attrapèrent par les épaules et me tira en arrière. C'était ma tante. Elle aussi, elle va tout faire rater, il faut la tuer ! Je me releva et la regarda. Elle me faisait peine à voir… Je devais l'achever pour abréger son existence déjà trop longue à mon goût. Je retourna vers le tiroir et saisit le couteau. Je fonça vers elle et lui planta mon couteau dans son cœur, encore faut-il qu'elle en ai un, cette vieille peau ! Je sorti le couteau de sa poitrine et regarda ma mère avec un regard triomphant. C'était très drôle, la lueur apeurée qu'il y avais dans ses yeux. On aurait dit Bambi face au chasseur. J'étais le chasseur, désormais… Et je lui trancha la gorge, sans remords.
En entendant mon père arriver, je fila sous la table, la nappe l'empêcherait de me voir… J'admirais la scène. Il entra dans la cuisine et vit les corps inertes de ma mère et de ma tante. Ce qu'il fit me laissa sans voix et me choqua ! Je pensais qu'il aller pleurer, mais pas du tout ! Il baissa son pantalon et commença à… Je n'ai pas regardé après, c'était horrible ! Je ferma les yeux et me boucha les oreilles, mais même avec mes mains sur mes oreilles, j'entendais ses grognements de bête ! C'était dégueulasse.
Plusieurs minutes s'écoulèrent sans que je puisse les compter. Je n'entendis plus rien pendant quelques secondes. J'enlevai mes mains de mes oreilles mais garda mes yeux fermés, jusqu'à ce qu'une main m'attrapa le bras et me tira en arrière. C'était mon père. Il me souleva de ses mains puissantes et s'assit sur une chaise, et moi sur ses genoux. Il me murmura une phrase à l'oreille tout en glissant sa main dans mon pantalon.
" Tu es la prochaine, mon petit sucre... "
Cette phrase se grava dans mon cerveau. Je n'arrivais même pas à crier, j'étais pétrifiée par ce qu'il était en train de me faire. Tout ce que je pouvais faire, c'était pleurer en silence. Je n'opposais pas de résistances, je n'en avais pas la force. J'avais très mal... Il me faisait très mal… Et ça lui plaisait ! Il était content de me voir pleurer, me voir souffrir par sa faute… Est-ce ça que ressentent les victimes d'un tueur ? Non, c'est forcément différent ! Les tueurs ne font pas ça !
Il poussait un cri de bête, comme tout à l'heure, avant de me jeter sur le sol avec un sourire satisfait. Je fonça sous la table pour récupérer mon couteau que j'avais abandonné, et lui sauta dessus. Il me repoussa si fort qu'il faillit perdre l'équilibre en glissant sur le sang qui était sur le sol de la cuisine. Je profita de cette faille pour planter mon couteau entre ses jambes, et lui ôter tout moyen de recommencer ce qu'il a osé faire !
Il tomba au sol et se releva pour me frapper, mais j'étais plus rapide que lui. J'attrapais la casserole de caramel et versa le liquide brûlant sur ses yeux. Il hurla de douleur et ne vit plus rien. J'en profita pour lui planter mon couteau dans son cou, brisant ainsi sa colonne vertébrale. Il tomba au sol, et moi, je regardais le caramel faisant dégonfler ses yeux, comme s'ils fondaient. J'étais fascinée par se spectacle. Je ne savais pas que les bonbons pouvaient tuer…
Je mit des sucettes et des bonbons gélifiés dans ma poche, et pris la casserole de caramel avec moi. Je monta les escaliers et me dirigea vers la chambre d'Anaïs. Elle n'avais sûrement rien entendu, vu à quel volume elle met sa musique pourrie. Je toque à la porte. Elle baisse le son. Je re-toque. Elle se lève et va m'ouvrir. La porte s'ouvre avec un grincement. Elle me voit avec mes habits tachés de sang, mon couteau dans une main, et la casserole dans l'autre. Je la dévisage avec un regard vide de toute émotion.
Elle commence à paniquer. J'entre dans sa chambre et lui plante le couteau dans le flanc pour limiter ses mouvements. Elle tombe à genoux sus le sol en me regardant d'un air étonné. C'est alors que je me posa une question. Est-ce que je la laisse en vie ? Ce n'est pas drôle si tout le monde meure… Je lui versa tout de même du caramel brûlant sur son visage avant de partir en lui lançant la seule phrase que je pouvais désormais dire « Tu es la prochaine, mon petit sucre... ». J'étais fatiguée, j'allais me coucher.
Quelques minutes plus tard, je me réveilla dans mon lit. Qu'est ce qui m'a réveillé ? Des lumières rouges et bleues venant de ma fenêtre éclairent ma chambre. Les policiers ! Ma sœur a du les appeler, et maintenant, ils sont là ! Mais ils ne m'auront jamais ! Jamais ! Je vais continuer à tuer ! Je regarda par la fenêtre. Un ambulance transporte ma sœur vers l'hopital, et des policiers cognent à ma porte. J'enlève mes habits tachés de sang et met une robe pour qu'ils ne me soupçonnent pas. Je descends au rez-de-chaussé pour prendre mon couteau et tenter de m'enfuir vers la porte de la terrasse, mais trop tard, ils sont là !
Ils me voient et courent vers moi. Non ! Ils ne m'auront jamais ! J'attrape mon couteau, tranche la gorge d'un des policiers, ce qui éclabousse ma robe de sang, et sort dehors. Je saute par dessus le mur, et m'enfuis dans la rue. Je cours aussi vite que mes jambes le permettent. Je ferme les yeux pour ne pas voir où je vais, quand je percute quelqu'un. Je tombe par terre et regarde la personne que j'ai bousculé. Je m'excuse d'un regard. Je n'arrive plus à parler.
Elle se baisse vers moi et m'aide à me relever.
" Comment t'appelles-tu, petite ? "
Je ne dis rien. Je n'arrive pas à parler, alors je garde la bouche ouverte, comme un poisson rouge.
" Moi, c'est PaperCut... Je serais ta nouvelle famille. Désormais, tu t'appelleras Candiz. "
Je n'arrivais pas à parler, mais elle compris à quel point j'étais heureuse d'avoir une nouvelle famille. L'autre était cassée, je ne pouvais plus jouer avec...

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