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Zero (origines)

Traduction
Zero (origines)

Une jeune fille aux cheveux couleur caramel et aux yeux verts se trouve dans sa pelouse, le chaud soleil d'été tapant sa peau pâle couverte de bleus. Cette douce jeune fille a été violemment frappé par ses pairs, quelques heures avant.
Alice était son nom, elle était une une fille intelligente, mais ne semblait pas avoir beaucoup d'amis, elle passait la plupart de son temps seule à créer ses propres amis, des amis imaginaires. Elle avait un si grand nombre d'amis imaginaires, qu'elle dû les nommer par des nombres.
Parmi eux, il y en avait un qui se distinguait en particulier, son nom était zéro. Elle a été la première des amis imaginaires d'Alice, créée pour protéger Alice de tous ses tyrans. Chaque fois qu'elles étaient embêtées ou battues physiquement, Zero était là pour prendre soin d'elle.
Elles étaient les meilleures amies et ont passé des jours entiers ensemble, à raconter ses histoires, des blagues et même se moquer du voisin d'Alice qui se chargeait de la surveiller quand ses parents ont dû aller travailler dans leur entreprise. La vie ne était pas si triste pour Alice... jusqu'à ce fameux jour.
Alice était assise sur l'herbe tendre, regardant la rue. Elle senti une sensation étrange, comme une envie. Quelque chose au fond de sa conscience lui disait d'aller de l'autre côté de la route. Lorsque l'envie d'aller de l'autre côté fut trop forte pour qu'elle puisse résister, elle se leva et alla jusqu'au bout de la petite rue. Ses pieds nus frappaient le béton chaud. Elle regardait attentivement chaque côté alors qu'elle traversait. Elle entendit un grondement sourd arriver vers elle.
Quand elle leva les yeux, elle vit un gros camion blanc. Les yeux écarquillés par la peur, elle se tenaient là, en état de choc. Un cri strident de caoutchouc contre le béton retenti, le véhicule dérapa devant elle et reprit sa route vers la colline en face de sa maison.
Elle entendit un crissement de métal et le cri d'une femme. Le camion ne s'arrêtait pas jusqu'à ce qu'il se cogne contre un arbre. Un moment plus tard, le véhicule commença à prendre feu. Les yeux pâles d'Alice se baissaient sur l'accident. La porte du conducteur s'ouvrit et un corps en tomba.
Le père d'Alice, qui était le conducteur, rampait désespérément pour sauver sa vie. Il leva les yeux vers sa fille, couvert de son propre sang pourpre et des flammes rouge vif. Il criait, il ne pouvait pas bouger, sa jambe était coincée entre la roue et le métal, la douleur à travers son corps avant que ses cris se fassent progressivement plus courts et plus faibles, jusqu'à ce qu'il deviennent silencieux. Il cessa de bouger.
Les flammes rouges consumaient le véhicule. Alice vu quelqu'un sur le siège passager. Sa mère, brûlant dans les flammes. Alice tomba à genoux, des larmes coulaient sur ses joues, son nez et son menton.

« Maman ! Papa ! » Cria-t-elle, sans pouvoir quitter la scène des yeux. Le chagrin et la tristesse se lisaient dans ses yeux. Dans sa tête se rejouait encore et encore la scène. Les flammes rouges et le sang pourpre était la dernière chose qu'elle a vu de ses parents.
Après l'accident, son voisin, M. Rogers, l'a recueillie. Elle le haïssait, il était un homme gros et sale, qui était très souvent ivre. Mais elle le détestait encore plus car il ne l'avait pas surveillé ce jour-là. Ce jour là... A cause de lui .... Elle a tué ses parents. Mais il n'y avait personne d'autre, pas de famille pas d'amis, elle a été laissée seule, Zero étant sa seule compagnie.

Plusieurs années se sont écoulées depuis. Alice est assise dans la classe d'histoire-géographie, griffonner petites gens de bande dessinée dans son carnet de croquis. Quelque chose le sort de sa bulle. Une main s'écrase avec force sur sa table, une autre lui tend une copie, un grand zéro au milieu.
« Mademoiselle Alice, je pense que si vous étiez réellement attentive dans mes cours, vous n'auriez pas eu un autre zéro ! " dit le professeur d'histoire-géographie.
Alice se sentit soudainement troublée. Quelque chose au sujet de ce qu'il vient de dire la dérangeait, sans savoir de quoi il s'agissait.
« O-oui, Mme Kirst. » Dit Alice en baissant les yeux.
Comme elle était assise en classe, elle faisait semblant d'être attentive en cours, mais elle continuait de rêver dans son coin. Elle se senti mal et eu de plus en plus mal à la tête. Elle s'excusa, et est rapidement partie vers les toilettes.
Alice éclaboussa l'eau froide sur son visage brûlant, avant de se regarder dans le miroir. Elle sursauta et fit un bond en arrière, le cœur battant. Quand elle a vu son reflet... Elle aurait juré que ce n'était pas elle mais quelqu'un d'autre.
Quelques heures plus tard, après la cantine, les cours reprirent. Elle s'est assise dans la classe d'art plastique et regarda ses camarades travailler sur leurs projets. En essayant de prendre un crayon de papier, sa main dérapa et se coupa assez profondément avec la lame d'un cutter qui était posé à côté d'elle. Un liquide rouge s'étala sur son travail. Mais elle ne remarquait et ne sentait rien. L'enseignant la fixait, les yeux écarquillés, et la conduisit vers l'infirmerie. Ce n'est qu'à ce moment qu'elle remarqua sa main, couverte de sang.
Quand elle retourna dans sa classe, tout le monde la regardait. Elle essaya vainement de se cacher derrière ses cheveux, et alla à sa place. Elle s'assit, vit sa feuille, et se figea. Des cercles rouges avaient complètement recouverts son travail et son bureau. Elle commença à trembler. Dès que la cloche sonna, elle se précipita dehors.
Avant de quitter l'établissement, elle fut accueillie par une voix familière.

« Bonjour Alice! Et bienvenue au pays des merveilles! » Dit une fille blonde aux yeux bruns en courant vers elle, montrant la rue comme on montre un endroit à un touriste.
« Tu ne peux pas changer un peu de réplique, pour une fois, Ann ? dit Alice dit peu agacé.
- Allez, calmes-toi ! Quoi qu'il en soit, tu m'aide à faire quelques devoirs ? dit Ann, mettant ses mains derrière sa tête et tentant d'attraper des flocons de neige avec sa langue.
- Tu devrais commencer à faire ton travail toute seule, je ne vais pas toujours être là pour - Oui, je sais, mais j'arrive pas à faire mes devoirs toute seule ! » Dit Ann, posant son bras autour des épaules d'Alice.
Comme elles continuaient de marcher, plaisanter et commérer, elles ont finalement atteint la maison de Ann. Elles se sont dit au revoir là-bas, puis Alice parti vers la forêt. Elle aimait bien cet endroit, c'est un lieu très calme. Le soleil jaune frappe le sol blanc de neige et les minces arbres sans feuilles. La seule chose qui la dérangeait était le fait qu'elle doive revenir à cet endroit horrible, que certains appelleraient une maison.
Elle ouvrit lentement la porte de la maison. Elle entra silencieusement dans la maison froide. Elle retint son souffle en marchant le salon afin de ne pas faire de bruit.

« Te voilà, petite salope! » a crié un homme bourru quand il saisit le bras de la jeune fille.
Alice grimaça quand il resserra son étreinte.

« Qu'est-ce c'est, ça bordel ?! » Dit-il, la tirant dans la cuisine. La table était recouverte de canettes de bière et de repas à faire au micro-ondes.
« Merde! J'ai oublié de nettoyer ce matin ! » pensait Alice.

« D-désolé, j'ai juste dû m..." elle me finit pas sa phrase à cause du poing solide de M. Rogers qui avait frappé son visage.
« J'ai pas besoin de tes excuses stupides ! Ne recommence plus ! Ou tu vas le regretter, je le jure ! » Dit-il avant de la jeter sur sol carrelé et d'aller dans le salon, son corps rond s'affalait sur le canapé poussiéreux.
Alice se leva rapidement, jeta les ordures et nettoya la table dans une panique silencieuse. Ce n'est pas rare, quand elle fait quelque chose de mal, il y avait l'ivrogne en colère qui la battait, elle a fait ce qu'il a demandé et alla se réfugier dans sa chambre.
Elle retint les émotions qui brûlaient dans sa tête. La tristesse, la confusion et la rage. Elle se dirigea rapidement vers sa petite chambre. C'était une pièce sombre, les murs couverts de ses dessins préférés, un petit lit dans le centre et une commode dans le coin. C'était sa seule évasion, le seul endroit où elle pouvait être libre. Personne ne peut venir à part elle, et personne d'autre.
Le lendemain, elle marchait à travers les bois remplit de neige et a émergé sur la route. Elle marche tranquillement sur le trottoir. Elle n'a pas traversé la route aujourd'hui, elle marche rapidement, sa capuche noire couvrant son oeil au beurre noir qui sallisait son visage. Elle ne pouvait le dire à personne, qui sait ce que M. Rogers ferait si elle en parlait…
« Alice ! Hé, attend-moi ! dit une voix familière derrière elle.
- Hey, Ann. » Alice a répondu avec une voix monotone.

Ann la rattrapa, saisissant l'épaule d'Alice comme elle retint son souffle. Alice tourna la tête, en regardant dans la forêt pour qu'Ann ne voit pas sa blessure.
« Pourquoi t'as une capuche ? Tu vends de la drogue ? Ann rigola à sa blague.
- Non, c'est juste que… Tu sais… il fait froid. » dit-elle maladroitement.

Ann sourit et lui enlève sa capuche. Ses yeux s'agrandirent.
« Oh mon dieu ! Qu'est-il t'es arrivé ?! Ça va ? » S'exclama Ann en inspectant de près sa joue bleue.
« Ouais, ouais! Je vais bien, j'ai juste… Glissée et me suis cognée contre la table. » dit-elle en riant nerveusement.

Ann regarda son visage sévèrement. Elle savait que Alice mentait, quelque chose se tramait.
« Hmm… Bon, si tu le dis. Juste, si tu as besoin de quelqu'un, saches que je suis toujours là pour toi ! » dit-elle avant de poser son bras sur son épaule.

Alice hocha la tête. Les deux filles étaient arrivées à leur établissement. La journée continue, les gens regardent son oeil quand elle marchait. Quelques personnes demandant à ce sujet et elle leur a tous donné la même réponse, «c'est à cause un accident".
C'était rare pour elle, car généralement, les personnes l'ignorait, ne lui donnant même pas un coup d'œil. Mais elle n'aimait pas toute l'attention qu'elle recevait, alors qu'elle portait son capuchon la plupart du temps. Après l'école, elle sortit rapidement de l'établissement, sans attendre sa seule amie. Elle traversa le bâtiment, trébucha sur les marches de l'escalier, quand elle vit deux personnes marcher vers elle.
Elle baissa les yeux vers sol, regardant le béton défiler sous ses pieds. Comme elle marchait, un pied se tendit, faisant tomber Alice sur le sol dur. Sa main et son coude stoppèrent sa chute, mais la plupart de ses carnets de croquis étaient éparpillés sur le sol. Le visage rouge de honte, elle se mit sur ses genoux, empoignant ses livres et les fourra en quatrième vitesse dans dons sac. Des rires éclataient partout autour d'elle, son visage devint rouge profond.
« Bien sûr, maintenant les gens me remarquent » Pensait-elle.

Quand elle a attrapé son dernier cahier, elle sentit quelque chose heurter l'arrière de son crâne. Un liquide brun très clair a giclé dans tous les sens. Le lait au chocolat dégoulinait sur sa frange et sur son visage. Elle se figea. Elle sentit son sang bouillir de rage jusqu'à ce qu'elle se lève.
Laissant tout par terre, elle se retourna et courut vers l'une des personnes qui avait lancé la brique en carton. Les yeux du garçon s’écarquillèrent. Le poing de Alice fonça dans son intestin. Il tomba par terre, la respiration sifflante, il toussait et crachait du sang. Comme il était assit sur le béton, à tenir son ventre, le genou d'Alice percuta sa tête. Il tomba au sol. Alice attrapa sa jambe et, avec son pied, le cassa. Un craquement retendit contre les murs de brique de l'école.
Elle a ensuite attrapé son bras quand elle a vu le deuxième garçon courir vers elle. Elle a esquivé son coup de poing et lui a décroché un coup de coude dans son dos, l'envoyant par terre. Alice s'assit sur son ventre, lui donnant des coups de poing au visage, l'endommageant, encore et encore, jusqu'à ce que du sang coule de son nez et sa bouche. Il a lutté pour essayer de l'arrêter, mais il était trop faible, il n'avait pas d'autres choix que d'encaisser chaque coup.
« Alice ! Stop ! »

Elle a entendu quelqu'un crier. Elle leva les yeux, la main prête à donner un autre coup de poing, mais elle s'arrêta quand elle remarqua qu'une expression horrifié était imprimée sur le visage de tout le monde, y compris Ann.
Elle reprit ses esprits et regarda ses doigts couverts de sang et le visage mutilé du garçon.
« Qu'est-ce que j'ai fait ?! Ce n'est pas moi, je n'ai pas fait ça ! Du moins, je ne voulais pas ! » Pensait-elle, les larmes aux yeux.

Elle se leva rapidement, reculant des deux victimes mutilées, et s'enfuit de l'école, vers la forêt. Elle couru dans la salle de bain, fouilla dans l'armoire à la recherche de pansements et de désinfectant pour nettoyer les blessures qu'elle s'était faite en frappant les deux garçons. Elle passa ses mains sous l'eau pour enlever le sang et versa de l'alcool sur ses coupes. Elle regarda les petites bulles de mousse blanche sur chacune des plaies de ses mains et son coude. Une fois qu'elle eut bandé ses blessures, elle posa ses mains sur le rebord du lavabo et se parla à elle-même devant le miroir de salle de bains.
« Qu'est-ce que je viens de faire? Que s'est-il passé ? Pourquoi j'ai fait ça ? Est-ce que c'est mal ?! Se chuchota-t-elle à elle-même des questions qui tournaient en boucle dans sa tête.
- Oh, non... Bien sûr que non. J'ai juste essayé de te protéger... Sa bouche avait bougé et répondu d'elle mémé, en utilisant sa propre voix.

Alice bondit en arrière, les yeux écarquillés, le visage pâle. Elle vient de parler d'elle.
« Que... Qui êtes-vous ? demanda Alice en tremblant.

Après une longue pause, la voix lui répondit une fois de plus.
« Je suis ta meilleure amie... Tu ne te souviens pas de moi ? disaient ses lèvres.

Des larmes chaudes coulaient sur ses joues. Sa tête se mit à lui faire mal, comme si elle allait exploser. Elle tomba à genoux sur le sol, saisissant sa tête entre ses mains en criant. La voix résonnait dans sa tête, répétant la même phrase, encore et encore.

« Tu ne te souviens pas de moi, Alice ? Je suis ta meilleure amie... Ta seule amie...
La voix n'est pas revenue les semaines suivantes. Mais Alice avait changé, elle n'était plus la jeune fille qu'elle était autrefois. Elle est devenue violente, en colère contre presque tout le monde, a de violentes crises de fous-rire venant de nulle part, sans aucune raison, et battait ou volait souvent les autres. C'était étrange, c'était comme si son esprit a été remplacé par celui de quelqu'un d'autre. Et bien sûr, après avoir été expulsé et battue par M. Rogers, elle n'avait pas d'autre choix que de rester enfermée dans sa chambre, sans presque rien manger, sans parler. Elle était totalement dépourvue d'échange avec les autres.
Ça a continué ainsi pendant plusieurs mois, jusqu'à ce que ses migraines empirent. Son cerveau battait contre son crâne jusqu'à la faire crier et pleurer, priant pour que ça s'arrête. Elle ne pouvait pas aller voir un médecin ou un thérapeute, ils auraient sûrement pensé qu'elle était folle, et l'auraient mise dans un asile. Elle ne pouvait pas laisser cela se produire.
Un jour, M. Rogers, rentrant extrêmement ivre, la battit et la laissa avec des coupures sur ses bras. Dans sa chambre, Alice sanglotait, et son cerveau battait contre son crane, lui causant une atroce douleur. Elle a commencée à se sentir de plus en plus faible, jusqu'à ce que sa vision devienne noire.
Quand elle se réveilla, elle était sur le plancher de sa chambre, ses muscles lui faisant mal, comme s'ils étaient déchirés, ou tous cousus ensemble. Elle se leva, ses maux de tête avaient disparus, mais elle était extrêmement fatiguée et affamée. Elle descendit les escaliers, allant vers la cuisine, et ouvrit la porte du réfrigérateur. Rien, c'était presque complètement vide. Soupirant, elle a tiré sur sa capuche sur sa tête, enfila ses Converses noires et sorti par la porte d'entrée.
En sortant de l'épicerie la plus proche, elle passa devant un magasin de télévision quand un journal télévisé apportant des nouvelles particulières attira son attention.

« Aux dernières nouvelles ! Un homme a été retrouvé, battu à mort avec un instrument encore inconnu. » dit la femme brune du journal.
Alice continua de marcher jusqu'à la maison, le vent d'automne froid filant devant elle. Elle trébucha, ses sacs d'épicerie se sont effondrés à ses côtés. Elle rassembla ses courses, et reprit sa route. Quand elle entra dans la maison, il n'y avait aucun signe de M. Rogers. Soulagée, elle jeta les sacs sur la table de la cuisine, saisissant au passage une boîte de soupe qu'elle fera pour le dîner.
Elle alluma la télévision, zappant sur la chaîne du journal télévisé de tout à l'heure. La même femme brune était assise, tenant dans ses mains des documents impeccables.

« L'homme tué aux environs de 18h15 aujourd'hui avait été retrouvé dans la Rue Richards. Il s'agit d'un homme de race blanche, d'une quarantaine d'années environ. Plusieurs de ses membres et même la tête manquent, rendant pour l'instant impossible son identification... » la femme poursuivie avec des détails insignifiants.
Après avoir terminé sa soupe, Alice monta les escaliers. Elle s'arrêta quand elle senti une odeur de sang. Elle continua de monter les marches, soudain, elle se figea. Un marteau se trouvait dans le couloir, couvert de sang. Elle paniqua et couru se réfugier dans sa chambre, claquant la porte. Elle ferma les yeux et essaya de respirer lentement, les battements de son cœur résonnait dans ses oreilles. Elle se calma et ouvrit lentement les yeux. Elle poussa un cri.
Sa chambre était complètement couverte de cercles écrits avec du sang, du sol au plafond. Elle recula et tomba sur son lit. En levant les yeux, elle vit, au dessus d'elle, une corde, attachée très fermement à la tête de M. Rogers. Elle sortit de la chambre en quatrième vitesse, mais trébucha sur le manche du marteau et tomba des escaliers. Quand elle atterrit en bas, sa tête se cogna contre une armoire solide, l'assommant.
Elle se réveilla dans une pièce sombre. Elle remarqua que c'était une pièce remplie de centaines de miroirs. Ses reflets étaient omniprésents, partout où elle regardait, elle vit son visage épuisé et ses yeux malades. Son cœur se mit à battre, où était-elle ?

« N'es-tu pas heureuse ? Il est parti, il ne te fera plus de mal. » dit la voix.
Alice se retourna pour voir où se trouvait la voix, mais elle ne voyait que son propre reflet pathétique.

« Qui êtes-vous ?! Je veux des réponses ! » Elle cria aussi fort que sa gorge enrouée le pouvait.
Un rire sinistre retentit dans la pièce.

« Tu ne te souviens pas de moi, Alice ? Je suis ta meilleure amie... Ta première amie. Je suis Zero. »
Un long silence régna dans la pièce.

« Tu m'avais imaginée pour que je puisse te protéger. Mais j'étais imaginaire, je ne pouvais pas d'aider... J'ai donc dû trouver un moyen pour que je puisse toujours te protéger. Je suis simplement devenu une partie de ton esprit... Non, en fait, je suis toi... » murmura la voix.
« Non, non, vous n'êtes pas moi ! Vous ne pouvez pas l'être ! Êtes-vous un démon ? » Demanda Alice en tremblant.
« Non, bien sûr que non. Je suis une amie, ici pour faire ce que tu me demandais, il y a quelques années. Mais tu m'as ignorée après la mort de tes parents. J'étais très seule, Alice. Mais je suis forte, tu ne peux plus me contrôler, Alice. » dit la sinistre voix.
« Mes parents ? Je me souviens, maintenant ! » Pensa Alice.

« C'est vous ! Vous m'avez dit d'aller sur la route ! Tu m'as fait tuer mes parents ! » des larmes coulaient sur ses joues brûlantes.
« oui. J'ai dû, ils ne nous auraient pas laisser jouer. Et je ne pouvais pas te protéger, parce qu'ils le faisait. Ils avaient donc besoin de mourir si je voulais faire mon travail. C'est ce que tu m'as ordonné de faire, après tout, pour pouvoir te protéger. »
Alice cessa de parler, elle se tenait là en silence. Son corps tout entier était emplit d'une rage incontrôlable. D'un coup, elle couru et brisa les miroirs avec son poing.

« Tu m'as tout pris ! Tout le monde est parti. Je n'ai plus personne, je ne suis plus rien ! » cria-t-elle en continuant de briser chacune des surfaces réfléchissantes, jusqu'à ce que ses doigts saignent.
Elle courut vers le dernier miroir, lors qu'elle trébucha sur quelque-chose. Elle se retourna et vit le même marteau que tout à l'heure. Elle le saisit et se jeta sur le miroir. Le verre volait en éclats dans la salle, Alice le frappa à plusieurs endroits. Les éclats de verre la coupait profondément, mais elle ne sentait plus rien. Elle était complètement vide de quoi que ce soit, au point de ne plus ressentir de douleur.
Elle calma sa rage, debout sur le verre qui tapissait le sol, son propre sang coulait de ses mains. Elle jeta un regard autour d'elle jusqu'à ce qu'elle vit son reflet dans un miroir dans le coin de la pièce, il souriait. Elle couru vers lui avec son marteau, prête à le détruire, mais elle passa à travers le miroir.
Ses yeux s'ouvrirent lentement, Une lumière blanche aveuglante brûlait ses yeux. Le carrelage froid butta contre son dos douloureux. Elle s'assit lentement, voyant qu'elle était dans sa salle de bains, elle a attrapé le rebord du lavabo pour s'aider à se remettre debout. Quand elle fut finalement sur pieds, elle se regarda dans le grand miroir.
Après plusieurs minutes de silence complet, elle laissa finalement échapper un éclat de rire violent. Un grand sourire se dessinait sur son visage.
Sa peau et ses cheveux avaient blanchi et étaient devenus complètement blancs, et de grands cercles noirs entouraient ses yeux, allant de ses sourcils à ses joues.
« HAHAHA ! C'est mieux comme ça ! J'ai enfin l'impression d'être moi-même ! » dit-elle en riant.
« S'il vous plaît, laissez-moi tranquille... » dit les lèvres qui étaient auparavant à Alice.
« C'est ce que j'ai fait...Pendant beaucoup trop longtemps. » Répondit Zero.

Alice n'a pas répondu, elle avait disparu.
« J'ai l'air d'un squelette, mais pas tout à fait. » dit-elle en admirant son teint blanc.

Elle quitta la salle de bain, alla dans le salon, et saisit une paire de ciseaux, une aiguille et du fil. Quand elle entra de nouveau dans la salle de bain, elle posa ses fournitures par terre et sourit devant le miroir.

« Un squelette a besoin d'un large sourire. » Dit-elle alors qu'elle planta les ciseaux pointus dans ses joues.

Le sang coulait sur son menton. Les lames des ciseaux coupaient les muscles et les nerfs cachés dans sa chair de chaque côté de son visage. Le liquide pourpre continuait de couler. Une fois les modifications terminées, Zero avait un large sourire qui traversait son visage et allait d'une oreille à l'autre. Elle saisit l'aiguille et le fil et commença à coudre son visage avec des points verticaux, semblables aux dents d'un squelette. Seule sa bouche n'était pas cousue.
Le liquide rouge commença à tomber sur le sol. Elle fronça les sourcils à la vue de celui-ci.
« Ugh, rouge... Je déteste cette couleur. Rappelles-toi, Alice, le sang coulant du cuir chevelu de ton père, et les flammes rouges qui ont consumé ta mère. Ces couleurs étaient la dernière chose dont je me souviens avant que tu m’ait enfermée. Mieux vaut ne pas me souvenir de ça. » dit-elle en prenant une bouteille d'eau de javel et trempa son index dedans.
Elle pencha sa tête en arrière, levant le doigt dessus de son œil, laissant tomber une goutte de liquide dans chaque œil. Ils ont commencé à piquer, de plus en plus, comme s'ils brûlaient. Elle ne pouvaient rien voir pendant quelques instants. Lorsque sa vision est finalement revenu, elle regarda autour d'elle. Tout ce qu'elle voyait était soit un noir profond, blanc aveuglant, ou un gris délavé. Elle n'avait pas à voir les couleurs.
Son travail fini, elle sortit dans la salle quand elle a entendu le téléphone. Marcher dans la chambre d'Alice, et répondu.
« Allô ? » Dit-elle d'un ton narquois.
« Alice ! Ça va ?! Je ne t'ai pas vu depuis des jours ! » Ann a parlé en paniquant.
« Je vais bien. Très bien, même... » Zero rigola.
« Bon. tu veux venir chez moi ? J'ai quelque chose pour toi ! » dit-elle avec enthousiasme.
« Hehe, oui. J'arrive. » Répondit Zero, avant de raccrocher.



Son sourire s'élargit, étirant la peau tenue par le fil. Elle est rapidement sorti de la salle, ramassa le marteau, sorti de la maison et alla dans les bois d'automne.
Elle a émergé de l'autre côté, en marchant dans la rue vide. L'outil souillé de sang traînait derrière elle, raclant contre le béton. Elle rit en approchant de la maison. La lumière dans la cuisine était allumée, même si la voiture des parents d'Ann avait disparu. L'ombre de Ann couru à travers la petite fenêtre éclairée.
Zero, de plus en plus impatiente, monta les marches et frappa doucement à la porte de chêne.

« Je suis là, Alice ! Tu vas aimer votre cadeau. » Cria Ann en arrivant vers la porte.

Quand elle ouvrit la porte, son sourire s'évanouit rapidement. Celle qui était autrefois son ami avait été remplacée, à la place se trouvait un monstre blanc. Le silence emplit la maison pendant quelques instants avant qu'Ann couru vers le salon. Zero attrapa son avant-bras avant qu'elle ne puisse s'enfuir et la jeta contre le plancher de bois.
« Alice ! Qu'est-ce que tu fais ?! » Cria Ann.

Zéro se dirigea rapidement vers elle, plaçant son pied sur son bras, le cassant en deux. Ses cris remplit toute la maison, résonnant contre les murs.

« Alice a disparue depuis longtemps... Et elle ne reviendra pas... » Elle riait tout en soulevant le gros marteau dessus de sa tête.

Zero abattit d'un coup le gros marteau sur la tête de Ann, répandant sur les murs du sang et des morceaux de cervelle. Elle releva son arme et la secoua afin de faire tomber les bouts de matière cérébrale qui pendaient encore. Debout devant le cadavre immobile d'Ann, elle contempla son œuvre.
Avec un sourire, elle quitta le salon et revint avec un grand couteau trouvé dans la cuisine.
« Hm... Voyons ce qu'on peut faire de ça... » Dit-elle en tournant le corps sans vie d'Ann, de sorte à ce que ventre touche le sol.

Elle prit le couteau et a tracé une ligne à travers les jambes, les bras, et le dos. Elle déchira lentement la peau suivant les coupures, les muscles et les tendons claquaient tandis qu'un liquide noir se déversait. Elle a répété cette opération pour les autres membres, puis plongea ses mains dans le dos du cadavre, saisissant la cage thoracique. Elle tira, tira encore et sorti enfin la colonne vertébrale et la cage thoracique. Elle ria, et plaça les os à côté du corps de Ann, et plaça les bras, puis les jambes, afin de reconstituer le squelette.
Ils étaient tous dans le bon ordre, le squelette de Ann séparé et reposant à côté sa chair, la seule chose qui manquait était le crâne.
« Hmm... Ton crâne est trop endommagé, et serait trop dur de décoller toute la peau... Je sais ! »

Zero plongea sa main dans la flaque de sang noir et a tracé un zéro à la place de la tête du squelette.

« Parfait ! Maintenant, tu es comme moi ! Un squelette solitaire... Tiens, qu'est ce que c'est ? » Quelque-chose à côté du corps attira son attention.

C'était une boîte avec un ruban blanc sur le dessus et un papier avec écrit "Pour Alice" . Elle arracha le couvercle et vit un simple foulard noir et blanc à l'intérieur.

« ... Merci, Ann. Tu sais que je déteste la couleur." Dit-elle en balançait le tissu autour de son cou.

La lumière commençait à remplir la pièce pleine de sang.

« Eh bien, c'était amusant, Ann. Et maintenant, je vais devoir partir... » dit la tueuse au visage blanc, avant de courir vers la porte et de s'enfoncer dans les bois sombres.

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